Le bassin versant

Le périmètre du SAGE Adour aval constitue la partie à l’extrême aval du bassin versant de l’Adour.

 

Ce périmètre concerne tout ou partie de 53 communes, appartenant à 9 communautés de communes ou d’agglomérations, à cheval entre les départements des Landes et des Pyrénées-Atlantiques. Il couvre environ 622 km².

adour_files/images/adour_aval_pecheur_small.jpgLa notion de bassin versant à l’extrême aval du bassin de l’Adour reste relative. En effet, le périmètre « Adour aval » s’inscrit dans un contexte hydrographique complexe mais aussi dans un contexte de gouvernance de l’eau et d’outils de gestion déjà existants ou en projets. Ainsi le périmètre d’étude intègre certains affluents de l’Adour, notamment les petits affluents des barthes et les cours d’eau Aran et Ardanavy, mais ne prend pas en compte d’autres affluents beaucoup plus importants en terme de linéaire ou faisant déjà l’objet de démarches de gestion (Gaves, Bidouze, Nive).

 

 

Sur ce territoire, plusieurs entités paysagères peuvent être mentionnées :

 

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  • Le fleuve constitue l'élément central du paysage avec ses méandres, ses îles et ses forêts riveraines parfois denses et étendues ;
  • Les barthes de l'Adour couvrent l'ensemble de la plaine alluviale du fleuve, soit son lit majeur occupé par des prairies, des cultures, des boisements. Elles sont situées dans le lit majeur de l'Adour, c'est-à-dire dans sa zone inondable ;
  • Au sud de l'Adour, au pied du massif pyrénéen, les collines vertes et les petites vallées sont couvertes de prairies, bois et champs cultivés ;
  • l'Adour aboutit dans un estuaire fortement urbanisé et industrialisé avant d'offrir une ouverture vers les plages sableuses des Landes et de la Côte Basque de part et d'autre de l'embouchure.

 

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Les enjeux de l'eau

La règlementation en vigueur est dense et évolue régulièrement. Elle interpelle directement le territoire Adour aval. Son respect est incontournable et non négociable.


Le territoire attrayant connaît une population permanente et saisonnière en augmentation régulière et continue. L’aménagement du territoire et l’urbanisme doivent en tenir compte : vision prospective pour les besoins en eau et en épuration (alimentation en eau potable, assainissement collectif et individuel), gestion des eaux pluviales, et gestion cohérente et efficace du risque d’inondation...


Les activités existantes sur le territoire (activités économiques, loisirs, usages domestiques) représentent un réel enjeu économique et vital. Elles sont à la fois potentiellement impactantes sur l’eau et les milieux, mais aussi tributaires d’une qualité suffisante. La connaissance et le maintien de la qualité de l’eau est donc un enjeu essentiel pour le maintien des divers usages de l’eau.


Lié à cela, l’enjeu de connaissance des impacts des diverses activités (agriculture, industrie, artisanat, assainissement…) sur la qualité de l’eau et des milieux est majeur. Connaître c’est :

 

  • mettre en place des actions efficaces : savoir où, sur quoi, et comment agir ;
  • éviter ou résoudre les conflits d’usage : pérenniser l’ensemble des usages de manière harmonieuse ;
  • mettre en exergue ce que le territoire reçoit et subit en provenance de zones d’influence.


Les milieux sont à la base de la qualité de nos paysages, de notre biodiversité et de nos cultures et patrimoines locaux qui font l’attractivité du territoire. Sur l’Adour aval, sont en particulier remarquables les milieux aquatiques tels que fleuve, cours d’eau, zones humides, Barthes, littoral… Les thématiques prioritaires sont la gestion globale et cohérente des cours d’eau, la connaissance et la préservation des zones humides, la continuité écologique (connectivité latérale, lien lits mineur/majeur).


Tout cela s’inscrit dans un contexte de changement climatique qui est une tendance lourde incontournable, qui se fait déjà ressentir sur le territoire (évolution du régime des pluies).


La gestion de la ressource en eau et des milieux aquatiques nécessite une réflexion à une échelle différente des périmètres administratifs habituels. La mise en place d’une gouvernance adaptée, le maintien d’un « parlement de l’eau » sont nécessaires pour dialoguer, mutualiser, optimiser, renforcer la solidarité, mettre en cohérence… et décider ensemble.