Contexte et Historique du SAGE Midouze

Outil de gestion mis en place par la Loi sur l’eau de 1992, un SAGE – Schéma d’Aménagement et de Gestion de l’Eau - sert à planifier la politique de l’eau à l’échelle d’un bassin versant.
Le SAGE doit conduire à la définition d’une stratégie globale de gestion de la ressource en eau établie collectivement au sein de la Commission Locale de l’Eau ; il fixe ainsi les objectifs généraux d’utilisation et de protection des ressources en eau superficielles et souterraines, mais aussi des zones humides (lagunes, étangs, tourbières, roselières, etc.).

La mise en oeuvre de la démarche

La mise en place d’un outil de gestion de la ressource en eau tel que le SAGE sur le bassin versant de la Midouze s’est faite de plus en plus urgente au regard des problèmes rencontrés sur cet affluent de l’Adour, notamment en période estivale (étiages sévères de 2002, 2003 et 2005).

Lagune de LatapyC’est ainsi dès 2002 que l’Institution Adour a décidé de s’inscrire concrètement dans la démarche SAGE en réalisant le dossier argumentaire de consultation des collectivités territoriales du bassin de la Midouze.
Le Préfet a installé la Commission Locale de l’Eau en mars 2005 pour 6 ans, durée du mandat, et la CLE a alors choisi l’Institution Adour comme structure porteuse pour le SAGE, et a élu Mr Bernard Subsol, Conseiller Général des Landes délégué à l’Institution Adour, comme président de la CLE.

Renouvellée en 2011, la CLE a élu comme Président Mr Marc PAYROS, Conseiller Général du Gers délégué à l’Institution Adour, pour continuer le travail engagé par Mr SUBSOL.

Les enjeux du territoire

Au delà de l’enjeu « ressource » qui est à l’origine du SAGE, l’état des lieux et le diagnostic du SAGE ont mis en exergue d’autres enjeux sur le territoire de la Midouze :

  • Préserver et garantir une eau potable de qualité en quantité suffisante pour les besoins actuels et futurs
  • Reconquérir la qualité de l’eau à travers l’amélioration des rejets directs, la lutte contre la pollution diffuse et son transfert vers les eaux superficielles et souterraines, ainsi que la lutte contre l’érosion des sols
  • Préserver voire restaurer les milieux humides et aquatiques et favoriser une gestion cohérente et mutualisée des cours d’eau sur l’ensemble du bassin
  • Restaurer des étiages satisfaisants en diminuant la pression sur la ressource, en gérant au mieux les ressources existantes – notamment la nappe des sables et les ouvrages de réalimentation, et en renforçant la ressource si nécessaire.

Avancement de la démarche

Le SAGE a été approuvé par arrêté préfectoral le 29 janvier 2013. Il est aujourd'hui en phase de mise en oeuvre.