Les Actions de l'Institution Adour

Reconquête de l'espace de mobilité de l'Adour

Le mot de Guy DARRIEUX Vice Président de l'Institution Adour (2005-2015) en charge du dossier espace de mobilité:

 

L'espace de mobilité de l'Adour est avant tout une aventure humaine. La détermination de cet espace de gestion passe, bien sûr, par une phase d'étude technique et scientifique, mais aussi par son acception par les acteurs du territoire.

Depuis 2005, je me suis investi dans cette démarche qui propose une gestion durable et intégrée de notre fleuve.

Durable, car les actions proprosées ne répondent pas à un problème pontuel à un moment donnée, mais essaient, au contraire, d'apporter des solutions plus pérennes.

Intégrée, car le programme de gestion prend en compte la globalité des problématiques qu'elles soient économiques, sociales, environnementales, sur tout le linéaire du fleuve.

L'espace de mobilité admis résulte d'une concertation importante avec les élus locaux, mais surtout avec les propriétaires riverains. Au total 55 réunions publiques, rendez-vous, permanences en mairie ont été nécessaires pour élaborer, ensemble, ce nouveau mode de gestion de l'Adour.

Le risque zéro n'existe pas, et malheureusement l'actualité nous le rappelle régulièrement. L'espace de mobilité de l'Adour n'empêchera pas les caprices de l'Adour, mais cette approche a pour but de limiter les risques sur les enjeux d'intérêt général et de sécurité publique.

Je reste confiant sur l'évolution et l'amélioration de cette démarche toujours fondée sur l'échange et la concertation locale.

 

Origine de la démarche


A la fin des années 1990 les deux syndicats de rivières de l'Adour ont engagé d'importants travaux ayant pour objectif de stopper l'érosion de berge pour un coût d'environ 1 200 000 € HT. En juin 2001, l'Adour s'est mis en crue de manière significative (crue trentennale) entraînant des dégâts sur les travaux réalisés. Dès lors l'Institution Adour s'est engagée dans l'action test reconquête de l'espace de mobilité de l'Adour entre Lafitole (65) et Riscle (32).

 

Où en sommes nous ?

 

Au vu du résultat de l'Action test, les deux syndicats de rivière ont saisi l'Institution Adour afin d'étendre le mode gestion sur la totalité de leur périmètre.Suite à cette demande,  l'Institution Adour a étendu la démarche entre Aurensan (65) et Barcelonne du gers (32) soit sur environ 90 Km de fleuve. L'enquête publique relative à cette opération sera lancée courant du mois de janvier 2012. Actuellement, l'Institution Adour travaille sur l'extension du mode de gestion sur la partie Landaise.

 

 

ou cliquer ici: Film espace de mobilité

 

Pour voir les cahiers de l'Adour, cliquer ici: Cahiers de l'Adour

 

 

exposition espace de mobilité

Appui aux syndicats de rivière sur l’Adour

Depuis 2004 l’Institution Adour s’est dotée d’une équipe de techniciens rivière, dont l’objectif principal est d’assurer une cohérence d’intervention à l’échelle du bassin versant. Pour ce faire, les techniciens sont répartis sur le territoire d’amont en aval et sont mis à la disposition, par convention, de syndicats de rivière.

 

DéversionA ce titre, ils réalisent les missions suivantes :

  • Assistance à maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre : Réalisation de diagnostics, chiffrage estimatif des travaux, réalisation des dossiers réglementaires nécessaires à la réalisation des travaux (Déclaration d’Intérêt Général, autorisation loi sur l’eau…), mise en place des financements, consultation des entreprises , suivi et réception de chantier,
  • Diagnostic ponctuel et travaux d’urgences relatifs à la sécurité publique,
  • Etablissement de plans pluriannuels d’entretien de l’Adour (réalisés dans le 65, le 32 et le 40 en prévision pour le 64) en partenariat avec les départements concernés,
  • Suivi dans le temps de la dynamique du cours d’eau,
  • Sensibilisation, information auprès des élus locaux, des riverains, des scolaires.


> La mission Adour Amont couvre l’Adour dans sa traversée des Hautes Pyrénées et du Gers; elle assure l’assistance technique auprès du Syndicat Intercommunal d'Entretien de l'Adour en aval de Tarbes et du Syndicat Intercommunal d'Entretien de l'Adour Gersois.
Le siège est situé à la Maison de l'Eau du Val d’Adour à Jû-Belloc (32).
Contact : Tél/Fax. 05 62 08 35 98
Responsable de la mission :


> La mission Adour Moyen couvre l’Adour dans les Landes d’Aire sur l’Adour jusqu'à Dax et assure l’assistance technique auprès du Syndicat du Moyen Adour Landais.
Contact : Tél.: 05 58 46 18 70 - Fax: 05 58 75 03 46
Responsable de la mission :


> La mission Adour Maritime couvre l’Adour de Dax à Bayonne. Le siège est situé à Urt (64).
Assistance technique auprès du Syndicat Intercommunal de Protection des Berges de l'Adour Maritime et de ses affluents, rive gauche (64) et du Syndicat Mixte du Bas-Adour, rive droite (40).
Contacts : Tél.: 05 59 56 28 57
Responsable de la mission :

Mise en place d’un SIG

Dans sa mission de chef de file de la politique rivière de l’Adour, l’Institution Adour s’appuie sur la mise en œuvre d’un Système d’Information Géographique (SIG) – avec l’aide de l’ - qui se décline en quatre modules :

  • gestion de la végétation rivulaire (sur l’Adour amont et l’Adour landais),
  • gestion des atterrissements,
  • gestion des ouvrages (en cours de développement sur la partie Adour maritime),
  • usages et occupation du sol de l’espace rivière.

 

 

Faire du SIG un outil de connaissance

L’objectif de cet outil est de permettre une gestion des données, un archivage, une aide à la décision par l’élaboration de programmes d’actions, à l’élaboration d’études à travers la valorisation des données (cartes thématiques, fiches descriptives, données "brutes"…) et l’utilisation d’un langage commun.

Marques de cruesLe SIG et les bases de données sur lesquelles il s’appuie contribuent à :

  • l’inventaire de la végétation, des atterrissements ou des ouvrages,
  • la cartographie à diverses échelles,
  • la programmation des visites d'entretien et des travaux, avec une mise en cohérence par territoire,
  • l’historique des travaux déjà réalisés et le suivi de ceux en cours,
  • plus largement, l’aide à la gestion et à la décision.

Ce SIG est élaboré avec le soutien de divers partenaires financiers européens, nationaux, régionaux et locaux, dans une collaboration technique associant les propriétaires et gestionnaires d’ouvrages, les maîtres d’ouvrage de travaux de restauration et d'entretien et les futurs utilisateurs du système.



Envisager des développements

A terme, d’autres aspects, non prioritaires aujourd’hui, seront pris en compte : gestion des barthes et des espaces naturels sensibles, plans de prévention des risques d'inondation, gestion du transport solide, gestion de la ressource en eau, etc.
La coordination et la complémentarité avec les autres SIG du bassin de l’Adour, déjà engagées, seront développées, de même que la communication/sensibilisation utilisant le SIG comme support.

Contacts :
, responsable de la cellule "Ressource"

Sites "naturels" de Bordères et Jû-Belloc

Dans le cadre de sa politique de lutte contre les crues, l’Institution Adour avait engagé la réalisation de deux bassins compensateurs de crue à Jû-Belloc (32) et à Bordères (40) sur des sites d’extraction de matériaux alluvionnaires.
Ces opérations ont été abandonnées en raison de leur efficacité hydraulique relative mais aussi de leur impact négatif sur les milieux en zone de ripisylve type saligues au profit d’une valorisation des sites, dans une triple optique :

  • en faire des champs d’expansion des crues afin de protéger les agglomérations de Riscle (32) et Grenade (40), situées à l’aval de ces sites;
  • préserver l’équilibre écologique des sites pour y accueillir en toute quiétude les espèces locales souvent remarquables (tortues Cistude, libellules, crapaud calamite, balbuzard fluviatile, etc.);
  • canaliser et favoriser l’accès du public dans le respect des sites et des espèces.


Tout cela suppose plans de gestion, aménagement, entretien et surtout concertation avec les utilisateurs.
C’est le point fort de la démarche à Jû-Belloc, où l’Institution est propriétaire des terrains et gestionnaire du site ; un plan de gestion des habitats et des espèces ainsi qu’un volet « accueil du public / animation » ont ainsi pu être mis en œuvre sous l’égide d’un Comité de Pilotage rassemblant les acteurs locaux (Communes, pêcheurs, chasseurs, établissements scolaires, naturalistes, etc.).

Cette animation du site est favorisée par la présence d’anciens bâtiments industriels qui ont été réhabilités pour devenir la Maison de l’Eau du Val d’Adour ; ils servent aujourd’hui de pôle d’animation pour les visiteurs de tous âges, ainsi que de centre de formation pour les techniciens appelés à intervenir sur la ripisylve ou sur l’ensemble du milieu naturel.
Un animateur est spécialement affecté au suivi et à la pédagogie du milieu depuis 2006.


Contact :

Animateur :

Site internet:

 

 

Le site de Bordères, situé sur les communes de Bordères, Cazères et Renung, occupe 220 hectares dont une centaine en zone de quiétude, c'est-à-dire où la pêche et la chasse sont interdites. L’établissement du plan de gestion du site de Bordères a été confié à la cellule Nature du Conseil Général des Landes, sous maîtrise d’ouvrage de l’Institution Adour et sous l’égide d’un Comité de Pilotage rassemblant les acteurs locaux.
Le milieu est en perpétuel rajeunissement du fait de la configuration en méandres et de la surface disponible pour les divagations du fleuve. Si Bordères est d’abord un laboratoire où l’on observe l’évolution naturelle d’un site, l’accès du public y a été canalisé et enrichi dès l’été 2008 par l’apport d’une signalétique appropriée.
Le premier plan de gestion pluriannuel vient de s’achever et le deuxième est en cours d’élaboration avec les divers partenaires ; il prendra en compte les enjeux liés d’une part à l’espace de mobilité de l’Adour et d’autre part à Natura 2000.

Télécharger le plan de gestion du site de Bordères


Contacts :

  • - Chargée de mission Natura 2000
  • Gardes Nature au Conseil Départemental des Landes (Tél: 05.58.05.40.40)

Poissons migrateurs

> Contribuer à gérer une richesse fragile

Le bassin de l'Adour abrite une large gamme d’espèces de poissons migrateurs, qui y trouvent des milieux de reproduction, d'abri ou de croissance, mais les activités humaines portent atteinte à la disponibilité, à l’accessibilité ou à la fonctionnalité de ces milieux. La gestion des poissons migrateurs consiste, entre autres, à restaurer ces populations et leurs milieux de vie continentaux, et à permettre la coexistence des usages sans mettre en péril la pérennité des espèces.


> Agir sur plusieurs fronts

L'Institution Adour intervient à plusieurs niveaux :

  • Poissons migrateursl’animation de la mise en œuvre du plan de gestion pluriannuel de ces espèces, dans le cadre d'une convention quadripartie signée pour la période 2008-2012 entre l'Agence de l'Eau Adour Garonne, la Direction Régionale de l'Environnement d'Aquitaine, l'Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques et l'Institution Adour;
  • la participation aux diagnostics préliminaires et à la définition du cadre général des interventions;
  • la mise en œuvre opérationnelle des programmes, la coordination de la maîtrise d'ouvrage et du financement d'actions d'intérêt général;
  • la contribution au bilan des programmes et à l'évolution des politiques.

L’intervention de l’Institution Adour dans ce domaine est placée principalement sous l’égide du Comité de Gestion des Poissons Migrateurs (COGEPOMI) du bassin de l’Adour et des cours d'eau côtiers. Elle est mise en œuvre avec la collaboration des différents acteurs du bassin et le soutien financier de divers partenaires, à un niveau européen, national, régional et local.


> Des résultats encourageants mais des préoccupations persistantes

Trois espèces migratrices font l'objet d'attention particulière dans le bassin :

  • le saumon, qui a vu sa situation se redresser très nettement grâce aux efforts collectifs menés, depuis une dizaine d'années, pour la reconstitution de cette espèce ;
  • l’anguille, dont la situation n'est pas aussi critique dans ce bassin qu'ailleurs, mais qui soulève tout de même des inquiétudes ;
  • la grande alose, dont la situation est devenue préoccupante en termes d'abondance et de colonisation dans le bassin.


Contacts :
, responsable de la cellule "Milieux".


> Pour aller plus loin

Vous pouvez télécharger le Plan de Gestion des Poissons Migrateurs du bassin de l'Adour et cours d'eau côtiers sur le site de la Direction Régionale de l'Environnement d'Aquitaine.

Télécharger le PLAGEPOMI Adour sur le site de la DREAL Aquitaine

Récupération des déchets flottants

Les déchets et corps flottants transportés par les rivières du bassin portent préjudice à de nombreux usages (risques pour la navigation et les ouvrages, gêne pour l'exploitation hydroélectrique, la pêche professionnelle et les loisirs en rivière, dégradation des paysages et de la qualité des plages du littoral, etc.).

 


Déchets flottantsL'Institution Adour impulse une politique appuyée sur le "schéma directeur de récupération, collecte et traitement des déchets et corps flottants du bassin de l'Adour et du littoral" réalisé sous sa maîtrise d'ouvrage en 1999. Le schéma comprend trois volets : prévention, actions curatives, partage d'expérience et d'informations.

Les actions curatives consistent à récupérer les déchets et corps flottants sur le bassin, en amont du littoral :

  • d’une part sur quelques usines hydroélectriques réparties sur les rivières du bassin, sous maîtrise d’ouvrage des exploitants, avec l’éventuel appui administratif de l’Institution;
  • d'autre part grâce à un barrage flottant innovant installé en zone estuarienne sous maîtrise d'ouvrage de l'EPTB. Opérationnel depuis décembre 2004, ce dispositif a permis de récupérer en 5 ans environ 18.000 m3 de déchets (soit 5.000 T) pour un coût total de 1,1 M€ TTC, soit un coût moyen de 61 € TTC/m3. Les déchets récupérés sont triés, collectés et traités spécifiquement selon les filières règlementairement autorisées.

Depuis octobre 2008, tous les produits ligneux sont transportés vers une usine de fabrication de granulés de bois, à destination de chaudières domestiques ou industrielles.

Dans le domaine de la sensibilisation et communication, l’Institution intervient auprès des scolaires et notamment dans les collèges dans le cadre des semaines thématiques sur les déchets.

 

Contacts :
, responsable de la cellule "Ressource"

Renforcement de la ressource en eau

Le barrage de GabasCréée en 1978 pour – entre autres – augmenter la ressource en eau sur le bassin de l’Adour afin de satisfaire les différents usages et notamment l’irrigation, l’Institution Adour est aujourd’hui propriétaire de 23 ouvrages de réalimentation de l’Adour et de ses affluents, totalisant ainsi 80 millions de mètres cubes d’eau disponibles à l’étiage.
La gestion de ces ouvrages a été déléguée après mise en concurrence à la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne, qui doit ainsi – au-delà de l’entretien des ouvrages – gérer les lâchers d’eau pour satisfaire les débits « consignes » à l’aval, ou débits minimums requis dans les cours d’eau.

Aujourd’hui, dans le cadre des SAGE et des PGE qui ont mis en exergue les déficits résiduels sur certains affluents de l’Adour, d’autres projets de renforcement de la ressource sont à l’étude.

 

Télécharger la carte des axes réalimentés

Télécharger la carte des réservoirs de l'Institution Adour

 

Contacts :
, responsable de la cellule "Ressource"

, technicienne Ressource en eau

Plans de Gestion des Etiages Adour et Luys-Louts

L’hydrologie naturelle et le climat du bassin de l’Adour, combinés aux prélèvements nécessaires aux divers usages (eau potable, industrie, agriculture), rendent difficile le respect des débits objectifs d’étiage fixés dans le SDAGE Adour Garonne et peuvent mettre en péril l’écosystème aquatique.


Gestion des retenues d'eauL’Institution Adour a fédéré les acteurs locaux de certains sous-bassins pour engager des démarches de gestion quantitative de l’eau, les Plans de Gestion des Etiages (PGE), selon trois types d’actions, par ordre de priorité : économiser l’eau, mieux gérer l’existant, créer des stockages.

Le PGE de l’Adour amont, le premier du genre en France, a été signé en 1999. Après dix ans de mise en œuvre d’actions et pour prendre en compte l’amélioration des connaissances, il est en cours de révision ; il s’intégrera au volet quantitatif du SAGE de l’Adour amont (voir cette rubrique-là pour plus de détails).

Le PGE des Luys et du Louts, en cours d’élaboration, intègre non seulement le volet quantitatif de compensation des prélèvements et des usages mais aussi le volet qualitatif pour répondre aux besoins de débits de salubrité liés aux rejets de stations d’épuration d’agglomération en amont de ces rivières aux débits estivaux naturellement faibles.

Pour le bassin de la Midouze, les aspects quantitatifs sont abordés dans le SAGE de la Midouze (voir cette rubrique-là pour plus de détails), sans qu’un PGE ait constitué une étape préalable.

 

Voir le Plan de Gestion des Etiages Adour (Décembre 1999)

 

Voir le Rapport "PGE Adour - suivi de l'étiage 2009 - Analyse de l'évolution interannuelle 2003-2009"

 

Voir le Rapport "PGE Adour - suivi de l'étiage 2008"

 

Voir le Rapport "PGE Adour - suivi de l'étiage 2007"

 


Contacts :
, responsable de la cellule "Ressource"

, technicienne "Ressource"

SAGE

La gestion intégrée de la ressource en eau vise à prendre en compte l’ensemble des problématiques (milieux, qualité, quantité, etc.) Irrigation et arrosageet des usages liés à l’eau (agriculture, pêche, industrie, usage domestique, etc.) pour aboutir à une gestion concertée et équilibrée de la ressource et des milieux aquatiques.


Suite aux Etats Généraux de l’Adour en 2001, l’Institution Adour s’est engagée concrètement dans cette démarche en réalisant les dossiers argumentaires des Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) sur les bassins de la Midouze et de l’Adour Amont.

L’Institution a ensuite été élue par les Commissions Locales de l’Eau (CLE) correspondantes pour porter et animer l’élaboration de ces SAGE. Les Présidents de CLE sont des élus de l’Institution Adour (Paul CARRERE pour la Midouze, Bernard VERDIER pour l’Adour amont, Yves LAHOUN pour l'Adour aval).

Contacts :
, Animatrice du SAGE Midouze
, Animatrice du SAGE Adour amont

, Chargée de mission SAGE Adour aval et projets territoriaux

Natura 2000

Les sites Natura 2000 sont des espaces d’intérêt écologique au niveau européen, abritant des habitats naturels et des espèces remarquables ou menacées. Cette application des Directives Européennes "oiseaux" et "Habitats" vise à constituer un réseau écologique cohérent, sur proposition de chaque Etat membre. Le rôle des collectivités territoriales est primordial dans la gestion des sites et l’Institution Adour s’est engagée dans la démarche en portant l’élaboration de plusieurs Documents d’Objectifs dans le bassin de l’Adour.

 

 


Contacts :

, animatrice des sites "Vallée de l’Adour" et "l’Adour"

 

 

Gestion des inondations

Le bassin de l'Adour est exposé au risque d'inondation. En effet, la quasi-totalité des 1238 communes qui le composent ont fait l'objet d'au moins un arrêté CATNAT inondations et coulées de boues au cours des 33 dernières années.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter l'évaluation préliminaire des risques d'inondation du bassin de l'Adour (2011) ici

 

 

Comment surviennent les inondations ?

 

Pour désigner l'espace occupé par un cours d'eau, on parle communément de lit mineur et de lit majeur.

 

 

lit mineur

 

 

 

Le lit mineur désigne l'espace qui est occupé en temps ordinaire

par cette dernière.

lit mineur

 

 

 

Le lit majeur correspond à l'espace occupé par la crue la plus importante connue.

 

 

 

Lorsqu’un enjeu (habitation, activité humaine, …) est implanté dans le lit mineur d’un cours d’eau, il s’expose à un risque d’inondation. En effet le risque inondation est le croisement entre la présence d’un aléa (débordement du cours d’eau) et la présence d’un enjeu dans la zone de débordement (cf. schémas ci-dessous).

 

risque
Définition du risque inondation (Source : DREAL Midi-Pyrénées. (2012a). Engager une démarche de prévention des inondations. Bassin Adour Garonne. (Guide méthodologique) (p. 142)

Lorsqu'il pleut, une bonne partie de l'eau retourne dans l'atmosphère par évaporation et grâce au fonctionnement des végétaux (évapotranspiration). Une autre partie s'infiltre et rejoint les nappes phréatiques. Dans les nappes, l'eau met une dizaine voire une centaine d'années à rejoindre le cours d'eau. Le reste, assez peu finalement, ruisselle en surface pour rejoindre les rivières. La quantité d'eau qui ruisselle peut varier considérablement. Par exemple, plus le terrain est pentu et plus l'eau aura du mal à s'infiltrer ce qui augmentera la part d'eau qui ruissellera. La nature des sols aura également un impact. Ainsi, les infrastructures humaines qui imperméabilisent le sol favorisent le ruissellement.

 

Le bassin versant d'un cours d'eau correspond à l'ensemble du territoire qui reçoit l'eau alimentant ce cours d'eau. Le bassin versant d'un ruisseau est donc constitué des versants et de la petite vallée dans lesquels il s'écoule. Le bassin versant d'un fleuve est beaucoup plus grand, il intègre les bassins versants de tous ses affluents.

 

risque
Schéma de bassin versant (Source : http://www.pays-ancenis.com/fr/nos-actions/environnement/eau-et-gestion-des-milieux-aquatiques/les-bassins-versants)

Lorsqu'il pleut sur le bassin versant d'un affluent et que son niveau augmente, cela peut provoquer une inondation sur le fleuve.

 

Les remontées de nappes phréatiques sont aussi des causes d'inondations qui peuvent survenir parfois très loin d'une rivière. Lorsqu'il pleut beaucoup et longtemps sur un territoire, les nappes peuvent se saturer, l'eau ne pourra alors plus s'infiltrer. Cela favorisera le ruissellement et pourra engendrer des inondations par remontée de nappe dans certains secteurs.

 

Lors des gros coefficients de marée, la marée haute peut aussi avoir un impact sur l'inondation en bloquant l'évacuation des eaux du fleuve.

 

Sur le bassin de l'Adour, les inondations liées aux cours d'eau présentent plusieurs faciès. Il existe des inondations de plaine, sur des territoires peu pentus. L'inondation est lente, l'onde de crue met plusieurs jours à se propager. Elle est caractérisée par des hauteurs d'eau importantes et par une longue durée d'inondation. Dans les Pyrénées, on trouve aussi des inondations torrentielles caractérisées par une grande rapidité et un fort courant.

 

Pour anticiper les crues, le service de prévision des crues utilise les prévisions météorologiques pour connaitre la quantité d'eau qui va tomber.

Le site vigicrues rassemble les stations de mesures de hauteur d'eau et de débit présentes sur le territoire national et indique les niveaux de vigilance inondation.

adour_files/images_institution_adour/images gestion inondations/vigicrue.jpg

 

Pour gérer les risques d'inondation et de submersion, l'Etat a identifié des territoires prioritaires : les territoires à risque important (TRI). Il en existe 3 sur le bassin versant de l'Adour (Dax, Pau, côtier basque). Ces territoires doivent faire l'objet de stratégies locales de gestion du risque inondation (SLGRI). Celle du TRI de Dax est arrêtée depuis le 15 décembre 2016.

D'autres outils existent visant quant à eux la programmation d'actions : les programmes d'actions de prévention des inondations (PAPI). Il y en existe actuellement 4 sur le bassin de l'Adour : le PAPI du Gave de Pau bigourdan, le PAPI de Dax, le PAPI de la Nive et le PAPI Adour amont. Seul le PAPI du Gave de Pau bigourdan est labellisé. Les autres sont en cours d'élaboration.

 

L'élaboration de la SLGRI du TRI de Dax a été portée par l'Institution Adour, en partenariat étroit avec la communauté d'agglomération du Grand Dax. Il en est de même pour l'élaboration du PAPI dacquois qui vise la mise en œuvre de la SLGRI.

 

L'élaboration du PAPI Adour amont est également portée par l'Institution Adour en partenariat avec le syndicat mixte de gestion Adour et affluents et le syndicat mixte du haut et moyen Adour.

carte PAPI et TRI Adour

Les autres PAPI sont portés :

  • l'un par le Pays de Lourdes et la Vallée des Gaves
lien site internet
  • l'autre par le syndicat mixte du bassin versant de la Nive
lien site internet

 

 


Contacts :
, Chargé de mission PAPI Adour amont
, Chargée de mission Territoire à risque important d'inondation de Dax